Dans la description de cette newsletter, je mentionnais que je parlerais (aussi) de santé mentale. Et finalement, elle n’est apparue qu’en filigrane, à travers le décor que je dressais pour mes personnages. Faudrait-il se livrer ? Qui est derrière l’écran ? Qui me lit, quand il me reçoit ? Que faudrait-il dire ? Que convient-il de garder pour soi ?
Dans mes textes, la solitude est toujours là, entre les lignes. Elle se tapit entre mes mots, incapable de s’en subtiliser. Il m’est arrivé de vouloir écrire sur elle, sans vraiment oser me dévoiler. Alors, j’y allais par quatre chemins. Je jouais des tours. Me perdant dans mes personnages, que j’utilisais ça et là comme des cobayes. Leur faisant porter un poids dont je voulais me décharger. Les mettant à nu là où je ne voulais pas me dévoiler. Je me cachais derrière eux, avant de finalement leur attribuer leur propre agentivité.
...
