Je sors de la mer. Les gouttes perlent sur mon corps. Je ne quitte pas l'idée de mon corps. Je ne suis pas la seule à le regarder, c'est pourquoi je suis celle qui le regarde le plus. Je pense mon corps, et à ses mains qui ne viendront plus s'y poser. Je me dis qu'il faudrait que j'écrive toutes mes pensées. J'essaie, mais mes doigts ne courent pas assez vite sur le clavier. Et sous ce soleil de plomb, mon téléphone commence à brûler. De toute façon, je suis bientôt sèche. Je vais y retourner.
La température de l'eau est légèrement plus faible que celle de l'air. Je ne suis pas sûre de faire la différence. Mes lunettes de piscine sont toutes rayées. Je les traîne partout où je peux m'immerger. Ce n'est qu'en observant sous la surface que je ressens cette infinie liberté. Je ne pèse plus rien. J'ai l'impression de voler.
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